Maison Bremond 1830 : On dirait le sud…

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©180°C Photographie Olivier Pascuito

Paris, dans la très touristique rue des Martyrs, au n°9, se dresse la vitrine d’une jolie boutique surmontée d’une enseigne qui indique en lettres d’or Maison Bremond 1830.
Une épicerie fine que les amoureux des produits gorgés de soleil, celui de la Provence, connaissent déjà. Et pour cause, en à peine quelques années, les différentes boutiques de la Maison se sont imposées comme autant d’ambassades du bon goût provençal, de son terroir, ses produits et producteurs, ses spécialités… Une réputation qui s’est notamment forgée autour d’une sélection d’huiles d’olive d’exception.

Derrière son comptoir, Géraldine nous accueille le visage fendu d’un large sourire, prête à nous conter les charmes de ces huiles et nous en dire un peu plus sur la maison, reprise en 2015 par Olivier Baussan. Son nom vous dit peut-être quelque chose et c’est bien normal, car Olivier Baussan, 63 ans aujourd’hui, n’est autre que le créateur de la célèbre marque L’Occitane.

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Géraldine Leser, ambassadeur du bon goût provençal, nous accueille dans la boutique de la rue des Martyrs (Paris 9e) – ©180°C Photographie Olivier Pascuito

L’histoire commence il y a 40 ans, à Forcalquier, Olivier Baussan a alors 23 ans, une solide culture des plantes et un vieil alambic avec lequel il distille une huile essentielle de romarin, qu’il revend ensuite sur les marchés locaux de Provence. L’Occitane est née et la petite affaire se porte bien, voire même très bien. 20 ans plus tard Olivier Baussan décide de revendre la marque afin de créer Olivier & Co, avec l’ambition de proposer les plus belles huiles d’olive du monde… Celles de Provence bien sûr, mais aussi d’Italie, d’Espagne, du Portugal. Le succès est de nouveau au rendez-vous, mais Olivier Baussan, entrepreneur insatiable ne compte pas s’arrêter là.  Il revend donc ses parts et crée il y a maintenant dix ans Première pression Provence, qui deviendra par la suite, en 2015, Maison Bremond 1830.
Vous suivez toujours ?

Une logique patrimoniale
Aujourd’hui, Maison bremond 1830 englobe toute l’offre dite d’épicerie fine, dont la fameuse sélection d’huiles de Provence, le véritable cœur de métier des différentes boutiques de Paris, Bordeaux et Tours.
Comme nous le confie Géraldine, Olivier Baussan est avant tout guidé par une logique patrimoniale qui consiste à tenter de marier son réseau de producteurs d’huile d’olive avec d’autres. C’est ainsi qu’à la Maison, en dehors des incontournables confiseries, on trouve également les terrines de Solange Telme (fabriquées à Forcalquier), des tapenades  produites à côté de Nyons et bien d’autres produits minutieusement sourcés par la famille Baussan… Car ici, le sourcing, c’est d’abord une affaire de famille.

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Depuis peu, Maison Bremond 1830 développe son offre vineuse. Les vins sincères sont à l’honneur, les bonnes lectures aussi… – ©180°C Photographie Olivier Pascuito

Depuis peu, la Maison se fend aussi d’une offre vineuse qui veut faire la part belle aux flacons sincères, travaillés sans intrants, dans la plus grand respect de la terre et du fruit. Une offre que Géraldine, en charge du sourcing, tend à resserrer autour des vins dits du grand sud, soit de Gaillac jusqu’au Var en passant par l’Ardèche.

Mais revenons à nos huiles 
L’huile d’Olive, on vous le disait, c’est le produit emblématique de la Maison qui travaille en direct avec des producteurs labellisés bio ou qui respectent la démarche. Pas moins de 30 références sont proposées toute l’année à des clients sensibles au fait que, derrière ce fruit légendaire qu’est l’olive, il y ait tant de subtilités, de caractéristiques…
Ce qu’il y a d’intéressant avec les huiles d’olive de Provence, c’est que Selon le degré de maturité de l’olive, on a ces familles de fruité vert, mûr et noir.
Le fruité vert, c’est le résultat d’une olive récoltée tôt et pressée immédiatement. En bouche, cela se traduit par un côté très herbacé, ardent, poivré-artichaut.
Le fruité mûr doit sa typicité à une olive récoltée à mâturité, l’huile qu’on en extrait gagne donc également en maturité et en douceur avec des finales beaucoup plus rondes.
Enfin le fruité noir, c’est le résultat d’une technique ancestrale qui consiste à récolter tard, laisser l’olive à maturation, c’est ce qu’on appelle l’huile d’olive vierge et non pas vierge extra, car le taux d’acidité oléique est un petit peu supérieur. C’est une huile qui a des finales presque beurrées, très rondes cacaotées un peu champignon.

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Avec pas moins d’une trentaine de références, chaque palais peut trouver l’huile qui saura le flatter – ©180°C Photographie Olivier Pascuito

Pour savoir laquelle trouvera grâce auprès de votre palais, une seule solution : goûter !
Et pour ce faire, on ne peut que vous inviter à vous rendre dans l’une des boutiques et laisser un de ses ambassadeurs vous guider à travers la myriade de références toutes plus goûteuses les unes que les autres.

Pour en savoir plus, découvrir les produits et trouver la boutique la plus proche de chez vous : MAISON BREMOND 1830

 

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