12°5, des raisins, des hommes…
Et des chevaux

© 180°C - Photographie Jean-Luc Luyssen

Dans le 1er numéro de notre jajazine 12°5, nous partions pour l’Auxois à la rencontre d’Abel Bizouard, un éleveur passionné qui a fait le pari de redonner du travail au cheval de trait… Entre les rangs de vignes.

L’auxois, une région, mais également une race de cheval à la stature imposante : 1m70 au garrot pour un poids pouvant atteindre les 950 kilos… Une véritable force de la nature autrefois dressée par l’homme pour labourer, transporter, débarder.
Mais dans la période d’après guerre, l’auxois comme beaucoup d’autres races de trait est sur le point de disparaître, délaissé pour le tracteur qui répond alors mieux à la nécessité de nourrir cette France qui a faim. Il faut produire plus et surtout plus vite.

le cheval de trait n’a pas son pareil pour le travail de parcelles qui nécessitent des labours d’une grande précision

C’est grâce au travail d’une poignée d’éleveurs passionnés comme Abel Bizouard que le cheval de trait n’a pas totalement disparu. Mieux encore, il signe depuis peu son grand retour dans les vignes où l’on redécouvre ses qualités trop longtemps oubliées au profit des monstres d’acier et de leurs cadences infernales.

Le cheval, lui, ne pose jamais son sabot au même endroit…

Car en dépit de son impressionnante carrure, le cheval de trait n’a pas son pareil pour le travail de parcelles qui nécessitent des labours d’une grande précision. Et contrairement au tracteur dont on sait aujourd’hui que ses passages répétés entre les rangs finissent par tasser les sols et nuire à leur écosystéme, le cheval, lui, ne pose jamais son sabot au même endroit.
Sur le prestigieux domaine de la Romanée Conti, on a compris cela il y a 20 ans et redonné au trait équin la place qui était la sienne, au coeur des vignes.

Qui a dit qu’on ne trouverait pas un peu de bon sens paysan sous le sabot d’un cheval ?

Cheval d’attrait, un reportage de Luc Folliet (texte) et Jean-Luc Luyssen (photo), à découvrir  au menu du N°1 de 12°5
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