POMOD’OR

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Photo : Eric Fénot
Asafumi Yamashita : explosé ! Alain Passard : atomisé ! Annie Bertin : pulvérisée ! Et même la Maison Plisson, haut lieu des nourritures hors norme n’ose encore proposer sur ses étals les produits de Monsieur Guilhem Dejeant, de Pezenas. A 20 euros (hors taxes ?) l’unité, que sont-ils-donc, qu’est-ce ? Des tomates…20 € la tomate, vous ne rêvez pas !

Asafumi Yamashita : explosé ! Alain Passard : atomisé ! Annie Bertin : pulvérisée ! Et même la Maison Plisson, haut lieu des nourritures hors norme n’ose encore proposer sur ses étals les produits de Monsieur Guilhem Dejeant, de Pezenas. A 20 euros (hors taxes ?) l’unité, que sont-ils-donc, qu’est-ce ? Des tomates…20 € la tomate, vous ne rêvez pas !

Jamais la pomme d’or (pomodora, comme la nomme les Italiens) n’aura autant mérité son nom. Oh ! À ce prix, la précieuse dispose d’une belle lignée, voire d’un beau story-telling : semence trouvée dans le jardin d’un vieux paysan, élevage ultra bio sans rien de rien de chimique, affinage en chambre comme un grand vin ou une pièce de bœuf maturée : tout y passe ! Tout ça pour retrouver le vrai goût des tomates. Tel que le bobo, qui n’en a finalement jamais gouté de bonnes, le fantasme.
Pendant ce temps-là, vous les pauvres, vous continuerez à mâchouiller des ersatz produits par un Prince Bigouden ou consort, payés de toute façon trop cher également, affinés en chambre froide.
Parce que vous le valez-bien… Ou pas.

Écrit par
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