Carnet de croûte : L’Auberge de Chassignolles (Auvergne)

Après des mois à en rêver, nous avons posé nos valises pour quelques jours dans cette petite auberge perdue à la lisière du parc régional naturel Livradois-Forez. Un havre de paix où il fait bon lire, vivre et surtout manger. Au menu, le meilleur du terroir environnant à déguster avec un verre du pur jus !

Après s’être régalé au Saint-Eutrope, un joli restaurant de Clermont-Ferrand, on quitte la ville pour rejoindre le bourg de Chassignolles. On sort des sentiers battus et on emprunte une succession de routes sinueuses pour rejoindre le parc régional Livradois-Forez. Les paysages, verdoyants et vallonnés, sont magnifiques.

Une heure et demi de route plus tard nous voilà arrivés à l’Auberge de Chassignolles. Peter Taylor, le tenancier de l’établissement, un Anglais charmant nous montre notre chambre. Les dix alcôves de ce petit hôtel sont minimalistes, claires et de bon goût. Toutes offrent une jolie vue sur le terrain de pétanque et le clocher du village. La lumière, le blanc immaculé des draps, on se sent instantanément bien. On profite des derniers rayons de soleil pour boire une tisane en terrasse. Le mélange de fleurs séchées cueillies par nos hôtes a été baptisé “Happiness Therapy”, c’est un signe… 19h30, il est l’heure de l’apéro. La sommelière britannique nous sert un verre de vin du domaine de Yannick Pelletier. La cuvée “L’oiselet”, un mélange de Cinsault et de Grenache, glisse dans le gosier et laisse un goût de “reviens-y”. Il accompagnera à merveille notre repas concocté par le chef Mike Hazlewood en résidence à l’auberge.

Chaque année d’avril à fin octobre, un chef prend possession des cuisines de Chassignolles. Tous viennent d’horizons différents mais dans l’assiette, toujours ce bel esprit : des légumes du petit potager situé de l’autre côté de la route, l’agneau et les cochons de la maison, les volailles achetées au marché fermier de la ville d’Ambert et des plats du terroir à partager. Ce soir-là, on se régale de pommes de terre enrobées d’une sauce au beurre et à l’oignon, le tout vivifié par un jus vert de livèche, avant de poursuivre avec de généreux morceaux de pintade accompagnés de fenouil rôti. Le lendemain matin, nous sommes réveillés de bonne  heure par le carillon du clocher. On dévale les escaliers qui mènent au petit-déjeuner. Du lait frais, du beurre jaune paille, du granola ambré, de la marmelade d’orange… On ne sait plus où donner de la tête. Nous avons trouvé notre nouvel Eden.

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