Rejoignez les libres-mangeurs !

À l’occasion de la sortie du dixième numéro de 180°C et pour fédérer une communauté toujours plus grande qui se retrouve autour des valeurs que nous défendons – le bien-boire, le bien-manger – la trépidante rédaction de 180°C, toujours avec sincérité mais non sans humour, a imaginé une déclaration solennelle… de l’hédoniste libre-mangeur, pas moins. Tous à vos lunettes !

Cliquez sur l’image pour lire la déclaration
des libres-mangeurs.

Dix articles pour tout dire 

C’est le projet tout à fait immodeste de cette Déclaration : synthétiser en peu de mots ce que pourrait, ce que devrait devenir notre alimentation : non plus un enjeu capitalistique comme les autres biens marchands, mais un espace de liberté dans lequel consommateurs, producteurs, industriels et distributeurs coexisteraient, chacun au bénéfice des autres. On peut toujours rêver. Mais n’y a-t-il pas quelque utopie derrière les grandes idées qui, après coup, ont fait leur chemin ?

La nourriture n’est pas un bien marchand comme les autres puisqu’elle concerne chacun de nous, dans ce que nous avons de plus intime, qu’elle est l’un des principaux secteurs économiques de la nation et que son impact sur l’environnement est reconnu… Chaque citoyen porte aussi une part de responsabilité sur le système tel qu’il existe et, par ses choix ou ses non-choix, il peut – en partie du moins – avoir prise sur lui.

En dehors des idées qu’elle veut faire avancer, la Déclaration tente aussi de promouvoir deux concepts se nourrissant l’un et l’autre : l’hédoniste et le Libre-Mangeur. L’hédoniste est donc celui qui recherche le plaisir… gastronomique y compris, mais une recherche qui ne se fait pas les yeux fermés.
Le Libre-Mangeur, figure consciente et avisée des choix qu’il fait à son bénéfice, mais aussi à celui de l’ensemble de la communauté.

Téléchargez la déclaration des libres-mangeurs, imprimez-la, partagez-la sur les réseaux sociaux et pour rejoindre la communauté :

 signez la déclaration en ligne

 

Article 1 Nul gourou, directeur de conscience ou maitre à penser de quelque obédience, courant de pensée que ce soit, ne saurait imposer son avis. Toutes les opinions s’entendent et se débattent.

Article 2 Le droit au manger bon, sain, durable et abordable concerne tout un chacun, pas seulement les privilégiés, les informés, les initiés.

Article 3 La cuisine de saison, même si elle ne répond pas à tous les problèmes de la question, loin s’en faut, resitue le consommateur dans une certaine logique temporelle et peut favoriser des modes de production plus vertueux. On l’encouragera.

Article 4 Cuisiner des produits bruts ou (et) issus de l’agriculture biologique : c’est intéressant, c’est amusant, c’est vertueux et ça laisse toute liberté de faire ce qu’on désire. Pourquoi ne pas le faire ? Les produits élaborés ne sont pas interdits pour autant : autant les consommer occasionnellement.

Article 5 On fait ce qu’on veut : faire plaisir aux autres, c’est ce qui compte le plus !

Article 6 Le Libre-Mangeur est celui qui détermine son alimentation en toute liberté, conscience et objectivité : l’hédonisme est une des valeurs qu’il partage avec sers pairs.

Article 7 Ne pas acheter les yeux fermés et favoriser les producteurs vertueux est une des marottes du Libre-Mangeur : il s’y adonne par pur plaisir !

Article 8 Le Libre-Mangeur est attentif à ce qu’il consomme et ne se laisse pas embobiner par le marketing tout puissant : il lit, il s’informe puis, enfin, il choisit.

Article 9 L’injonction de réussite n’existe pas. Question cuisine, le Libre-Mangeur se donne le droit de réussir comme de rater ses recettes : de toute façon, et quoiqu’il arrive, la beauté ne réside que dans l’œil du spectateur.

Article 10 En conclusion chacun fait ce qu’il lui plait. Cette déclaration n’entend ni donner des leçons, ni soumettre à injonction ni se présenter comme « la » solution. Elle est un manifeste de bonnes intentions pour une alimentation bonne, saine, durable et abordable.